Travailler de 9h Ă 21h, 6 jours sur 7 : c’est le mode de vie que certaines start-ups technologiques adoptent dĂ©sormais, Ă l’image de ce que la Chine a connu il y a une dĂ©cennie. Ce modĂšle, baptisĂ© « 9-9-6 », refait surface dans la tech occidentale, particuliĂšrement dans le secteur de l’IA.
Simple tendance marginale ou véritable mutation du travail ?
Quels risques pour la France et l’Europe ? DĂ©cryptage.

đ Le rythme 9-9-6 en chiffres
Le calcul est simple mais vertigineux :
- 9h du matin â 21h le soir
- 6 jours par semaine
- Soit 72 heures de travail hebdomadaires minimum
PopularisĂ© par les gĂ©ants chinois (Alibaba, Huawei, ByteDance), ce modĂšle s’installe progressivement dans certains cercles de la tech amĂ©ricaine, notamment dans la baie de San Francisco.
Les start-ups d’intelligence artificielle seraient parmi les plus touchĂ©es.
La raison invoquée ?
La course Ă l’innovation est fĂ©roce, rapide, mondiale.
« Ceux qui dorment perdent », martĂšlent certains investisseurs.
đ© Une culture de l’effort extrĂȘme… Ă quel prix ?
Le 9-9-6 n’est pas qu’une question d’horaires. Il incarne une culture de la performance extrĂȘme oĂč :
- Travailler moins de 60h/semaine est perçu comme un manque d’ambition
- Le « sacrifice personnel » est valorisĂ© (week-ends, vie familiale, sommeil)
- L’Ă©puisement est banalisĂ©, voire glorifiĂ© (et oui…)
- Les bureaux deviennent le centre de gravité des vies
C’est ce que certains sociologues appellent la « masculinitĂ© hĂ©roĂŻque du travail » : une vision du succĂšs oĂč il faut « souffrir pour mĂ©riter » et « sacrifier pour construire ».
Les conséquences concrÚtes
Dans les faits, ce modĂšle vire souvent au cauchemar :
Pour la santé : burnout massif, stress chronique, troubles du sommeil, pathologies cardiovasculaires
Pour l’Ă©quitĂ© : les parents, aidants, personnes en situation de handicap ou Ă la santĂ© fragile sont de facto exclus
Pour la performance : désengagement progressif malgré des résultats apparents à court terme

Il y a tout de mĂȘme un point Ă notĂ©, certains individus ont beaucoup d’attaches Ă leur travail et travailler autant ne reprĂ©sente pas toujours une contrainte pouau quotidien mais davantage un style de vie basĂ©e sur l’apprentissage et l’Ă©volution.
đ Travailler plus = produire mieux ? La science dit non
L’un des angles morts du dĂ©bat : ce modĂšle est-il vraiment efficace ?
Les recherches de Stanford et Harvard Business Review convergent : au-delĂ de 50 heures hebdomadaires, la productivitĂ© s’effondre. Les erreurs augmentent, la crĂ©ativitĂ© chute, les risques d’accidents explosent.
En IA comme ailleurs, les plus grandes avancĂ©es ne viennent pas d’un clavier allumĂ© Ă 3h du matin, mais de cerveaux reposĂ©s, crĂ©atifs et Ă©quilibrĂ©s.
Mais Ă l’heure du travail dĂ©lĂ©guĂ© par les IA qu’en est-il ?
đ La France et l’Europe sont-elles protĂ©gĂ©es ?
Pour l’instant, le 9-9-6 n’est pas la norme en France. Plusieurs garde-fous existent :
- Code du travail (durée maximale : 48h/semaine)
- Droit à la déconnexion
- Cadres juridiques sur la santé mentale au travail
- Sensibilité accrue aux risques psychosociaux
Mais la frontiĂšre s’efface
Attention : la culture des start-ups françaises Ă©volue rapidement, sous pression des investisseurs Ă©trangers (comme c’est le cas pour la pĂ©pite francaise Mistral AI) ou de modĂšles importĂ©s.
Certaines entreprises tech, notamment dans l’IA ou la cybersĂ©curitĂ©, flirtent dĂ©jĂ avec des pratiques limites :
- Slack qui bourdonne Ă 23h
- RĂ©unions « optionnelles » le dimanche
- Valorisation des profils « no life, no limits »
Ce n’est pas encore systĂ©mique (heureusement), mais avec l’essor du tĂ©lĂ©travail et des collaborations internationales, la vigilance s’impose.
đ€ L’IA : catalyseur ou solution ?
L’IA est souvent accusĂ©e d’accĂ©lĂ©rer la cadence, mais ce n’est pas une fatalitĂ©. De l’importance de rĂ©guler;
Bien utilisée, elle peut justement aider à :
- Réduire le temps de travail
- Automatiser les tùches répétitives
- Augmenter la qualité de vie au travail
- Libérer du temps pour la créativité et la stratégie
Mal exploitĂ©e, elle devient un prĂ©texte pour exiger toujours plus, toujours plus vite, de ceux qui pilotent les modĂšles et c’est lĂ que le bat blesse.
đŻ Les enseignements Ă retenir
- Le 9-9-6 n’est pas (encore) une norme en Europe, mais c’est un symptĂŽme prĂ©occupant d’un modĂšle de croissance sans limites
- Ă force de viser l’hypercroissance, certaines entreprises sacrifient l’humain avant mĂȘme d’atteindre leurs objectifs technologiques
- La vraie innovation de demain pourrait bien ĂȘtre de construire des start-ups rĂ©silientes, Ă©thiques et durables
- L’automatisation intelligente doit servir l’humain, pas l’Ă©puiser

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Source : « Le 9-9-6, cette usine Ă burn-out venue de la tech » – Le Point

Julian & LâĂ©quipe The French Bot
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