Un an de formation Ă  l’IA : ce que le terrain m’a vraiment appris

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Il y a un an, jour pour jour, je formais mon premier professionnel Ă  l’intelligence artificielle.

Le temps passe, aujourd’hui j’accompagne des dizaines d’entreprises, des Ă©quipes marketing aux courtiers en crĂ©dit, des agents immobiliers aux responsables RH.

Trois cents soixante-cinq jours pendant lesquels les outils se sont multipliĂ©s, les promesses se sont empilĂ©es, et le paysage technologique a changĂ©… radicalement.

Mais vous savez quoi ?

Le plus fascinant, ce n’est pas ce qui a changĂ©.

Et non, c’est ce qui n’a pas changĂ©.

Les vraies leçons ne viennent jamais des nouveautĂ©s techniques. Elles viennent de ce qui rĂ©siste, de ce qui persiste, de ce qui persiste Ă  travers le temps, c’est ici que l’on comprend la vraie nature des choses.

Voici ce que cette annĂ©e de terrain m’a appris. Sans filtre, une rĂ©alitĂ© abrupte, on sort des tweets enthousiastes, on sort des posts Linkedin pour entrer dans les salles de rĂ©union.

Le prompting est redevenu crucial (mais pas pour les raisons que vous croyez)

DrĂŽle de trajectoire avec le prompt engineering. Au dĂ©but, c’est le Saint Graal : « Si tu ne maĂźtrises pas le prompting, tu ne feras rien avec l’IA. » Puis, avec l’amĂ©lioration des modĂšles, le discours a virĂ© Ă  180 degrĂ©s : « Le prompt engineering ne sert plus Ă  rien, les IA comprennent le langage naturel. »

Aujourd’hui KESAKO ? Retour rĂ©alitĂ©.

Le prompting est essentiel.

La problĂ©matique n’est pas technique.

Un exemple concret.

Je forme une responsable communication dans une PME. Elle ouvre ChatGPT et tape : « Ă‰cris-moi un post LinkedIn. » L’IA gĂ©nĂšre un texte gĂ©nĂ©rique, fade, sans Ăąme. La professionnelle est déçue. « C’est nul, l’IA ne comprend rien. »

REQUETE DÉCEVANTE= RÉSULTATS DÉCEVANTS

Attendez.

Revenons en arriĂšre.

Pourquoi fait-elle ce post LinkedIn ?

La visibilité ?

Les leads ?

Assoir son autorité ?

AmĂ©liorer l’image de l’entreprise ?

Si elle ne sait pas elle-mĂȘme pourquoi elle fait son travail, comment l’IA peut deviner ?

Le prompting est devenu un miroir impitoyable de votre clartĂ© pro’.

C’est profondĂ©ment humain.

QualitĂ© de vos rĂ©sultats avec l’IA rĂ©vĂšle la qualitĂ© de votre rĂ©flexion sur votre propre mĂ©tier.

Brutal, mais libérateur.

C’est une sorte d’apprentissage.

Le fossé entre les usages se creuse à une vitesse terrifiante

Chaque semaine, je vois deux mondes qui s’Ă©loignent. AĂŻe.

D’un cĂŽtĂ©, des professionnels qui utilisent l’IA pour automatiser leur veille, analyser des tendances de marchĂ©, structurer leur pensĂ©e stratĂ©gique, gĂ©nĂ©rer des scĂ©narios prospectifs complexes.

Ils sont Ă  la pointe et je dois avouer qu’on fait des optimisations incroyable avec ses professionnels bien Ă  l’affĂ»t !

De l’autre, des personnes qui ne font que reformuler leurs emails avec ChatGPT.

Ma …

MĂȘme outil. MĂȘme technologie. RĂ©sultats Ă  son paroxysme.

Et ce fossĂ©, cela ne vient pas des outils : c’est un un Ă©cart de projection, d’appropriation, de rapport au mĂ©tier.

Certains voient l’IA comme un assistant qui les libĂšre pour penser plus haut. D’autres la voient comme un correcteur orthographique amĂ©liorĂ©.

LibĂ©rez la bĂȘte bordel !

Le pire ? Cet écart empire.

Les super-utilisateurs deviennent de plus en plus performants, explorent des usages de plus en plus sophistiqués.

Sur la rive d’en face, les utilisateurs basiques restent bloquĂ©s sur les mĂȘmes tĂąches Ă©lĂ©mentaires. La technologie ne comble pas les Ă©carts. Elle les amplifie.

Et ça ça me fait peur.

De la dĂ©couverte Ă  l’impact mĂ©tier : le grand pivot

Il y a un an, on me demandait surtout des formations inter-entreprises, gĂ©nĂ©ralistes, pour « dĂ©couvrir l’IA ».

Des sessions sensibilisation pour cinquante personnes, avec des slides sur « qu’est-ce qu’un modĂšle de langage » et « voici quelques exemples d’usages possibles. »

Arf aujourd’hui on est bien loin du simple slide de dĂ©couverte !

C’est tout l’inverse.

On prend du concret. Exemple : trois sessions de formation marketing pour une équipe de cinq personnes.

Moins de monde, personnalisation poussĂ©e Ă  bloque, une attente trĂšs claire : de l’impact concret sur le mĂ©tier, mesurable, applicable instantanĂ©ment.

Les entreprises vomissent la théorie.

Elles dĂ©sirent une transformation par l’IA, un changement fort de leur processus de qualification de leads, une accĂ©lĂ©ration de leur production de contenu, une optimisation franche de leur gestion de portefeuille clients.

Du concret, métier, opérationnel.

Je suis à fond. Métier trépidant.

On voit la différence entre ceux qui ont vraiment de la bouteille avec ces outils et ceux qui récitent des posts trouvés sur LinkedIn.

ChatGPT n’est pas un chatbot

OpenAI a créé un Ă©cosystĂšme complet. Recherche approfondie, analyse d’Excel, crĂ©ation d’images, recherche web, mĂ©moire conversationnelle, connexions avec des outils externes…

Soyons raccord : C’est bien plus qu’un Chatbot.

On peut aisément passer deux à trois journées de formation complÚtes sans couvrir les fonctionnalités de ce géant.

Et les super-utilisateurs en redemandent encore.

J’adore.

ChatGPT Ă©tait simple. Il est puissant dorĂ©navant… Complexe. Trop ?

Écosystùme large mais fragile.

Les concurrents fort.

Google avec Gemini, Anthropic avec Claude, d’autres qui pointent le bout de leur nez. Il suffit de regarder le classement sur lmarena pour voir que les modĂšles GPT ne sont plus les meilleurs. La croissance des utilisateurs de ChatGPT ralentit depuis le dĂ©but 2026.

Est-ce que ChatGPT va devenir le Nokia de l’IA ? Je ne crois pas qu’il disparaĂźtra, mais rien n’est garanti. Ce qui est certain, c’est qu’il restera dans l’histoire comme le dĂ©clencheur de ce bouleversement qu’on vit aujourd’hui.

Et c’est certain que cela nous n’oublieront pas.

Le cƓur d’usage reste obstinĂ©ment textuel

Malgré toutes les fonctionnalités FOLLES !

MalgrĂ© l’image, la vidĂ©o, la voix, ce que les gens font le plus avec l’IA reste fondamentalement liĂ© au texte.

Reformuler, structurer, traduire, gĂ©nĂ©rer des idĂ©es, rĂ©flĂ©chir en mode sparring partner, analyser du contenu non structurĂ©, s’aider Ă  coder.

Les chatbots basĂ©s sur les LLMs restent avant tout des machines Ă  penser avec du texte. Et c’est dĂ©jĂ  Ă©norme. Mais il faut arrĂȘter de fantasmer sur des usages exotiques alors que 90% de la valeur se trouve dans la capacitĂ© Ă  mieux penser, mieux Ă©crire, mieux structurer.

…DĂ©briefer, statuer et Ă©tablir des plans d’actions !

Ce qui bloque encore (et ça n’a pas changĂ©)

AprĂšs un an de formations, les obstacles sont toujours les mĂȘmes.

Du cĂŽtĂ© des outils : des stacks mal connectĂ©es, des versions d’entreprise bridĂ©es, des rĂ©glementations floues, des Copilot Microsoft amputĂ©s de fonctionnalitĂ©s essentielles par mesure de prĂ©caution.

Une Europe qui rĂ©gule Ă  tour de bras et empĂȘche l’innovation.

Mais parlons vrai blocage : les données.

Elles sont mal préparées, mal organisées, souvent inexistantes ou inaccessibles.

Un modĂšle de langage c’est puissant seulement si ce qu’on lui donne Ă  manger est propre et digeste !

Qui plus est : IL DOIT POUVOIR se connecter aux outils métiers qui contiennent ces données.

L’IA ne fait pas de miracles avec des FIORITURES.

C’est trivial, c’est l’Ă©chec de 90% des projets d’intĂ©gration d’IA en entreprise.

Vos données sont NULS (mal structurées / inaccessibles) = votre projets CAPOTENT

Les sujets émergeants : cognition et environnement

On en parlait pas pu peu il y a un an.

Aujourd’hui, les questions de ramollissement cognitif, de dĂ©lestage mental, de dĂ©pendance Ă  l’IA commencent Ă  Ă©merger chez les super-utilisateurs.

On délÚgue, beaucoup. On délÚgue beaucoup trop.

On a maintenant assez de recul pour discerner les impacts négatifs potentiels de cette technologie.

AĂŻe.

Accrochez vous ça fout la trouille.

Plusieurs Ă©tudes montrent que l’on perd Ă©normĂ©ment en cognitivitĂ©.

À moins de travailler fort sur d’autres sujets (sans utiliser l’IA) la vĂ©ritĂ© est cinglante :

À trop dĂ©lĂ©guer, on perd notre capacitĂ© cĂ©rĂ©brale.

Dans mon entourage pro’ et Ă  traves mes clients, l’impact environnemental et la consommation Ă©nergĂ©tique deviennent sujets centraux.

Les entreprises cherchent Ă  gagner du temps certe.

Elles se posent pourtant au coin du feu pour juger de l’aspect nĂ©gatif sur la planĂšte terre.

Est-ce qu’on est en train de crĂ©er une gĂ©nĂ©ration de professionnels incapables de rĂ©flĂ©chir sans bĂ©quille algorithmique ?

Est-ce que la consommation énergétique de ces outils justifie réellement les gains de productivité ?

Questions légitimes, ceux qui balaient ces questions passe à cÎté du coeur de notre métier.

Allez Ă  l’essentiel.

Le tout automatisé on en veut pas.

Ce qui restera quand les outils passeront

Les outils vont Ă©voluer. Certains disparaĂźtront. D’autres Ă©mergeront. ChatGPT sera peut-ĂȘtre dĂ©trĂŽnĂ©.

Je prĂ©dis qu’il restera parmi le trio de tĂȘte.

Ça n’engage que moi.

Google prendra peut-ĂȘtre le lead. Un acteur qu’on ne connaĂźt pas encore va tout boulverser ?

Tu en sais plus sur l’avenir toi ?

Ce qui restera, c’est votre capacitĂ© Ă  transformer votre façon de travailler avec ces nouveaux outils.

Votre capacité à gagner en efficacité sans atrophier votre cerveau.

Votre capacitĂ© Ă  utiliser l’IA comme un levier de rĂ©flexion plutĂŽt qu’en bĂ©quille intellectuelle.

L’IA progresse fort, vite, PUISSAMMENT.

Elle rĂ©vĂšle surtout le niveau de clartĂ© de ceux qui l’utilisent.

Elle force les professionnels Ă  comprendre leur travail en profondeur, s’immerger, se poser les questions inconfortables, de celles qui piquent.

Travail douloureux mais nécessaire.


Ceci est un retour terrain, ma perspective aprĂšs 365 jours dans les tranchĂ©es de la formation IA. 

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On continue Ă  former.

À accompagner.

À challenger les idĂ©es reçues.

Au fond… c’est ça, le vrai travail.

Julian & L’équipe The French Bot

The French Bot

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