Temps de lecture : 8 minutes
C’est ironique de rédiger cet article sur un ordinateur assemblé en Asie, avec un système d’exploitation américain, en utilisant des services cloud hébergés… bref, vous voyez le topo.
On est au coeur de la tempête.

La note salée ne cesse de grimper
265 milliards d’euros par an. Prenez un instant pour laisser ce chiffre faire son chemin DANS VOTRE ESPRIT.
C’est colossal.
L’Europe dépense annuellement 265 milliards d’euros en technologies étrangères. Si on met ça en perspective, c’est le PIB du Portugal.
Plus parlant encore : c’est comme si chaque citoyen européen versait 600 euros par an à la Silicon Valley, juste pour le droit d’exister numériquement. C’est abyssal.
Il faut qu’on passe à la seconde.C’est vrai qu’il y a dix ans, quand on parlait de souveraineté numérique en Europe, c’était très poussiéreux, et on pensait à tort que ces sujets arriveraient plus tard.
Des sujets bureaucrates, quoi.
Nous ne sommes plus dans la théorie, nous sommes dépendants structurellement à ces grandes puissances qui nous vendent leur maison numérique et d’où nous payons cher le loyer.

TOULON LE 29/08/2025
25e conseil des ministres franco-allemand le president Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz au fort du cap brun Toulon
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TOULON ? August 29, 2025
25th Franco-German Council of Ministers: President Emmanuel Macron and Chancellor Friedrich Merz at Fort du Cap Brun in Toulon. (MaxPPP TagID: maxnewsspecialtwo317056.jpg) [Photo via MaxPPP]
Deux regards sur une même réalité (vaut mieux qu’un)
Pragmatique : « Arrêtons de nous voiler la face »
On va regarder froidement les chiffres, la domination américaine dans la tech n’est pas un complot, c’est le résultat de décennies d’investissement massif, d’une culture du risque assumée de la part de nos alliés outre-Atlantique;
Les Etats-Unis, c’est un écosystème qui sait transformer une idée en licorne en moins de temps qu’il n’en faut pour obtenir un agrément de la Commission Européenne. La réalité fait mal.
« pourquoi eux et pas nous ? », Et si on se posait la question « qu’est-ce qu’on fait maintenant avec cette réalité ? »
Nous ne sommes, pour le moment, pas en capacité de créer un concurrent à AWS, Google Cloud ou Azure.
On va tenter une approche chirurgicale.
- Identifier les dépendances critiques : là où notre sécurité, notre industrie ou nos données sensibles sont en jeu
- Investir massivement (mais intelligemment) dans ces segments précis
- Accepter qu’on peut parfaitement utiliser des technologies américaines pour nos besoins non-critiques
Mais bon Dieu, sur les besoins critiques, il faut impérativement qu’on mette des garde-fous et qu’on ait des solutions européennes.
Un exemple concret ? Chez thefrenchbot.fr, on développe des solutions d’IA et d’automatisation souveraines pour les entreprises françaises. Mais on ne va pas réinventer la roue : on s’appuie sur des frameworks open-source, on héberge nos données critiques en Europe, et on garde la main sur l’essentiel.
Le stratège : « Oui, mais… »
Attendez attendez. Cette lecture réaliste n’est pas aboutie : et si cette « dépendance acceptable » était précisément le piège ?
Voilà le topo : chaque euro dépensé en technologies étrangères est un euro qui ne finance pas l’innovation européenne. Et toutes les entreprises qui en découlent, et tous les emplois qui en découlent.
Cercle vicieux parfait :
- On n’a pas d’alternatives compétitives
- Donc on achète américain
- Donc nos entreprises tech n’ont pas de marché
- Donc elles ne peuvent pas grandir
- Retour à la case 1
La commande publique peut changer la donne.
Imaginez si les États européens décidaient collectivement que 30% de leurs budgets tech doivent aller à des solutions européennes, même si elles sont 10% plus chères ou légèrement moins matures.
Ça créerait un marché instantané de plusieurs dizaines de milliards, on aurait des champions grandissants qui pourraient innover et devenir très compétitifs.
Ça nous coûterait plus cher, mais n’est-ce pas le prix de l’indépendance?
Et tous ceux qui expliquent que c’est du protectionnisme, vous vous trompez. C’est de l’investissement stratégique.

Le problème des horizons temporels (pourquoi on perd à chaque fois BON DIEU)
On fait le point sur ce qui arrive.
Pourquoi l’Europe accumule les retards ? Ce n’est pas (seulement) une question d’argent ou de talent. C’est une question d’état d’esprit.
Un entrepreneur américain pense en décennies.
Un fonds de pension basé outre Atlantique aussi.
Amazon, malgré tout ce que vous pensez, a mis 9 ans avant de devenir rentable.
Tesla a frôlé la faillite plusieurs fois.
Google a investi des milliards dans des projets « moonshot » qui n’ont rien rapporté pendant des années.
C’est la culture du risque.
En Europe ? On prend son temps, on est précautionneux, on attend le prochain cycle électoral, et tout ça, c’est notre drame.
Les investisseurs veulent des retours sur investissement en 18 mois. Les startups prometteuses sont rachetées par des géants américains avant même d’avoir pu devenir des grosse entreprise.
Ce n’est pas un problème de capacité. C’est un problème d’état d’esprit.
Les fausses bonnes idées (attention terrain miné)
Petit détour par ce qu’il ne faut surtout pas faire :
❌ Le repli protectionniste pur et dur : construire une muraille numérique autour de l’Europe ? Il ne faut pas. De toute manière, nous ne pouvons pas le faire. Ce serait suicidaire, économiquement parlant. L’innovation naît de la circulation des idées, pas de leur confinement.
❌ La course à l’armement budgétaire : vouloir « battre » les Américains en dépensant autant qu’eux ? Ils ont 30 ans d’avance et un écosystème mature. On ne les rattrapera pas sur leur terrain. Et ils ont un état d’esprit dont on doit s’inspirer.
❌ Le saupoudrage tous azimuts : financer 150 startups dans 150 domaines différents,la French Tech c’est la garantie de créer 150 échecs. Il faut choisir ses batailles. Misez sur les groupions. Je pense à Mistral, à n8n, à Huginface et toutes ces boîtes européennes qui tiennent une techno solide.
Kezako? T’en fais quoi ? (les vraies pistes)
1. La doctrine des « noyaux durs »
Identifions 5-6 technologies absolument critiques pour notre avenir :
- L’IA de confiance (c’est notre spécialité chez thefrenchbot.fr, tiens donc 😉)
- Les semiconducteurs avancés
- Le cloud souverain (pour les données sensibles)
- La cybersécurité
- Les technologies quantiques
- L’edge computing
Et sur ces segments ? On tape fort. On fout le maximum. On investit massivement. On utilise la commande publique comme levier. On accepte le plus cher.
Pour le reste ? On ne réinvente pas la roue, on utilise ce qui existe.
2. L’alliance des compétences
L’Europe a un atout unique : une diversité de talents et d’expertises. La France excelle en IA et mathématiques appliquées. L’Allemagne en ingénierie de précision. Les pays nordiques en design d’expérience utilisateur. Les Pays-Bas en logistique numérique. Bon Dieu, on a des talents et une diversité folle!
Pourquoi on continue à se battre chacun dans notre coin ?
Un vrai marché unique du numérique (pas juste sur le papier) pourrait créer des synergies puissantes. Une startup française pourrait lever des fonds à Amsterdam, recruter des développeurs à Berlin, et scaler son business depuis Dublin, sans 47 procédures différentes. Le problème, c’est l’administratif, encore et toujours.
3. La révolution culturelle
On doit arrêter de célébrer l’échec… euh, non pardon, l’inverse : on doit commencer à accepter l’échec comme partie du processus. C’est difficile en France. L’échec est vraiment perçu très mal, et d’ailleurs les entrepreneurs ont une mauvaise image de l’échec.
Aux US, avoir eu une startup qui a fait faillite est presque un badge d’honneur. En Europe ? C’est encore souvent perçu comme un stigmate. Il faut changer ça. Vite.
Le cas particulier de l’IA (puisque c’est notre dada)
Parlons peu, parlons bien : l’IA est probablement le dernier train qu’on ne peut pas se permettre de rater. C’est le train qui nous fait dérailler.
Parce que contrairement aux précédentes révolutions tech où on accusait déjà un retard structurel, sur l’IA, on a encore nos chances.
L’Europe a des chercheurs de classe mondiale, Yann Lejeune revient dans la partie en installant sa start-up à Paris, on a des écoles d’ingénieurs réputées, on a des cerveaux de beaux médias indépendants et surtout, une approche de l’IA éthique et responsable qui pourrait devenir notre avantage compétitif.
Chez thefrenchbot.fr, on en est convaincus : l’IA « à l’européenne » – centrée sur l’humain, transparente, respectueuse de la vie privée – n’est pas un handicap marketing.
C’est une proposition de valeur uniqueC’est un positionnement sur un marché global qui commence à se méfier du « move fast and break things » Ou se déplacer rapidement et penser plus tard.
Nos clients nous choisissent précisément pour ça : des chatbots et des agents IA qui automatisent intelligemment, sans déshumaniser.
Des solutions entièrement adaptées à vos besoins, basées sur les capacités humaines que vous avez et sur vos connaissances en la matière.

En conclusion (il faut bien conclure)
265 milliards d’euros, c’est à la fois énorme et dérisoire pour un continent comme l’Europe.
Énorme quand on pense à tout ce qu’on pourrait faire avec cette somme si on la réinvestissait dans notre propre écosystème (mama.. je n’ose imaginer).
Dérisoire quand on compare aux budgets que les géants américains injectent chaque année en recherches & Développement.
La vraie richesse de l’Europe n’est pas dans ses budgets : elle est dans sa capacité historique à innover différemment. On a inventé le web, on excelle en cryptographie, on est leaders en IA éthique. On n’a pas besoin de copier le modèle américain. On a besoin de créer le nôtre. Et d’assumer cette position de régulation et d’IA éthique.
Chez thefrenchbot.fr, on fait notre part : on développe des solutions d’IA et d’automatisation souveraines, performantes, et humaines. Parce qu’on croit qu’on peut être à la fois excellents techniquement ET fidèles à nos valeurs européennes.
La reconquête numérique de l’Europe ne se fera pas en un jour. Mais elle ne se fera certainement pas si on ne commence pas.
Et vous, quelle est votre vision de la souveraineté numérique ? Idéalisme naïf ou nécessité stratégique ? On en discute dans les commentaires (ou autour d’un café, on est basés en France après tout ☕).

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Chez TheFrenchBot, nous aidons les entreprises à anticiper et intégrer les mutations technologiques.
Que vous soyez dans la mobilité, la logistique, le retail ou tout autre secteur impacté par l’IA, nous mettons en place des outils d’automatisation sur mesure, des solutions d’intelligence artificielle adaptées à vos besoins ( on me personnalise bon Dieu) , on forme vos équipes et on accompagne vos collaborateurs dans cette transition. On le fait à vos côtés.
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Julian & L’équipe The French Bot
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📌 Sources et données : Les chiffres sur la dépendance technologique européenne sont issus d’analyses économiques récentes sur les flux commerciaux dans le secteur numérique. Pour approfondir le sujet, consultez les rapports de la Commission Européenne sur la souveraineté numérique et les études de think tanks spécialisés comme Bruegel ou l’Institut Montaigne.



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